Le malencontreux cas Fabien V.

Le malencontreux cas Fabien V.
Le malencontreux cas Fabien V.


Présentation:

Suite aux deux dernières analyses tant glacées et sophistiquées que glaçantes et saisissantes de notre spécialiste en psychologie clinique, l'équipe du chatoyant blog que vos avez sous les yeux a décidé d'aborder un cas plus léger (quoique) mais tout aussi inquiétant, celui du jeune Fabien "PDD" Vanderstraeten. En effet, si notre sujet du jour ne souffre à première vue d'aucune des dangereuses pathologies psychologiques observées dans les cas Nicolas H. et Yann V. (liens présumés avec le IIIè Reich, sadisme caractérisé envers la jeunesse picarde, dépendance à l'eau plate...) on peut en revanche légitimement s'inquiéter pour lui, et ce pour de nombreuses raisons...

L'analyse du Professor Thomas Glaciert von Sophistiken:

La première chose qui saute à la gueule, pour ainsi dire, quand on se penche sur le cas Fabien V., est son absence totale de duplicité, qui se lit d'ailleurs sur les traits de son visage, d'une bonhomie à hurler. Ce garçon est une véritable boule de candeur, qui cache sous des dehors comiques un vrai tempérament de guignol. Il ne ferait pas de mal à une mouche, même si de temps en temps il joue au gros dur, par sms interposés et à bonne distance de son interlocuteur, encore faut-il qu'il s'agisse de son pire ennemi.

Mais on ne peut évoquer l'odieux valentindu60 sans se pencher sur la deuxième caractéristique marquante du Wariner belge: son remarquable prestige auprès de la gent féminine... Se riant de l'adage qui veut que qui trop embrasse mal étreint, notre héros court plusieurs lièvres à la fois avec toujours la même constance dans la désillusion. Après avoir failli conclure avec la moitié des filles du club, et même un peu plus que failli (mais un peu moins que réussi) pour plusieurs d'entre elles, le Jean-Claude Dus du tour de piste sort actuellement les week-ends à Paris avec une parfaite inconnue au lieu de regarder des pornos gays comme tout un chacun... A noter également que son succès et son audace augmentent proportionnellement à son taux d'alcool dans le sang. Après quelques verres, Fabien se métamorphose en une véritable machine à pincer les fesses. Sa patte crochue lui a notamment valu le surnom de "PDD", comprenne qui pourra.

Un point remarquable de la psychologie de notre sujet d'études du jour est son éternel besoin de reconnaissance vis-à-vis d'autrui... Un observateur attentif (nous ne citerons pas nos sources, mais nous donnerons un indice) de la vie du groupe de 400m du BOUC nous a ainsi rapporté son observation de l'étrange comportement suivant: Quand Caroline parle, Fabien suit un schéma invariable: écoute (de la parole) - réflexion (sur la parole) - intégration (Fabien fait sienne cette pensée) - répétition (de la parole) - admiration (envers Caro) - lourdeur (envers tout le monde) - légère bouderie. Quand il croisera Nico, il prétendra aimer "Mozart, Charlie Parker, tout ça...". Quand il croisera Thomas, il prétendra aimer "Molière, Rimbaud, tout ça..." preuves s'il en était encore de sa grande délicatesse.

Autre aspect constitutif de la personnalité du gaillard, sa remarquable endurance, qui lui a notamment valu son autre surnom, le Stakhanov des pistes. Il est capable de récupérer très rapidement après les entraînements les plus durs. On nous a notamment rapporté le cas - exceptionnel - datant des dernières vacances, où il a réussi à enchaîner suite à une séance énorme (les chiffres les plus fous circulent, on parle même de douze minutes de footing sans presque s'arrêter) un deuxième entraînement avec à peine une semaine de récupération, aux journées entrecoupées de légères siestes (16h grand maximum). Ce garçon défie les lois de la nature.

Remarquable également par son talent au poker, Fabien étonne surtout par son fair-play... Plutôt que d'écraser de toute sa classe les parties auxquelles il participe, il applique méthodiquement la tactique qui lui a valu son surnom (moins connu) de Patrick Bruel picard: je regarde mon jeu, si j'ai rien j'annonce tapis, je perds dès la première main et après j'explique aux autres pourquoi ils jouent comme des merdes. Et le tout avec le calme et la mesure qui le caractérisent.

Car s'il est une dernière particularité par laquelle se distingue notre sujet d'étude du jour, c'est bien son flegme, ainsi que son recul vis-à-vis de l'ironie. On peut à tout moment lui tapoter la joue, lui donner un conseil sur la transmission de témoin lors d'un relais 4x100m ou le battre au poker sans créer presque aucun scandale. Il ne s'enfermera pas pendant une semaine chez lui tout seul face à son ordinateur.

De Fabien, on peut également noter quelques aphorismes des plus spectaculaires, nous vous citons pour mémoire le plus impressionnant par sa sagesse, et dont tout un chacun devrait se rappeler au moment où il monte en voiture: "Tourne bien, sinon ça tourne mal".

En résumé, on peut dire que Fabien est un Picard qui gagne à être connu. Alors que Cauet, Xavier Bertrand ou d'autres, non.


Vielen dank!

# Posté le jeudi 14 mai 2009 13:38

Modifié le jeudi 14 mai 2009 19:09

Monté comme un âne

On nous rapporte qu'un retraité de 63 ans a été arrêté, samedi 18 avril, par les gendarmes de Fourchambault (Nièvre) après des rapports sexuels avec une ânesse. Son propriétaire avait été alerté par les braiements de la pauvre bête qui s'entendaient depuis le champ voisin. Le pervers comparaîtra devant le tribunal correctionnel, le 5 juin, pour sévices sexuels sur animal, alors même que l'ânesse n'a pas porté plainte.

A noter enfin que l'auteur du blog que vous avez sous les yeux n'a pas 63 ans, et qu'il était en Picardie au moment des faits.

# Posté le jeudi 23 avril 2009 17:52

Modifié le jeudi 23 avril 2009 18:20

Ach so damned!

Salut les aminches.

Pris à la gorge l'autre jour par une méchante crise de paranoïa (ach so damned, teufel, et si mes élèves repéraient mon blog? C'est la faute d'Anaïs tout ça...), j'ai viré toutes les photos de mon profil où je suis reconnaissable... Heureusement pour vous, tas de petits fripons canaillous, je les ai remplacées par de nouvelles tout aussi cocassement drolatiques, si je puis me permettre un léger pléonasme. En attendant le retour des anciennes, peut-être cet été, je vous convie à aller vous dilater la rate à la vue de celles-ci.

A la revoyure.


PS: Nous profitons de cet article pour vous offrir un témoignage photographique accablant et bouleversant tout à la fois sur le fléau de l'alcoolisme chez les jeunes nivernais.

# Posté le jeudi 16 avril 2009 13:08

Modifié le jeudi 23 avril 2009 18:06

On the route encore

Ola amigos.

La clientèle de l'excellent blog que vous avez sous les yeux se multipliant (j'ai désormais la bagatelle de huit amis me semble-t-il, c'est à peine croyable) et se diversifiant tout à la fois (j'ai des lectrices de treize ans et des lecteurs de bientôt vingt-neuf, mouah ah ah), je me devais d'apporter une réponse à la question que tous se posent: "Mais pourquoi un titre aussi ridicule?" Le moment est donc venu d'exposer à la face exaltée du monde ébahi le pourquoi du comment du choix de "Jeune et large d'épaules" comme pseudonyme...

Il se trouve que la meilleure chanson du monde du plus grand chanteur de tous les temps, et dont je vous offre gratuitement l'inénarrable vidéo juste au-dessus, commence par ces paroles enivrantes de poésie et de douce nostalgie:


Nous étions jeunes et larges d'épaules
Bandits joyeux, insolents et drôles
On attendait que la mort nous frôle
On the road again, again...


Son auteur? Bernard Lavilliers. Le Cangaceiro de Geoffroy-Guichard, le Rimbaud des salles de muscu. La classe à l'état pur.

Comment expliquer ma passion pour cet invraisemblable escroc, qui pique discrètement leurs textes aux poètes (Baudelaire, Apollinaire, Roy, Rilke...) et éhontément leurs ambiances musicales aux Jamaïcains, Cubains, Capverdiens, Brésiliens, Libanais ou Sudafricains qu'il rencontre au gré de ses voyages, et qui passe son temps à plastronner sur ses pochettes d'album tel un Corto Maltese de réunion Tupperware?

Eh bien je n'y peux rien. Ce mec dégage une sympathie folle, qui semble inexplicable. Quelques éléments de réponse jetés en vrac... Il n'a jamais chanté en duo avec Mimie Mathy aux Enfoirés déguisé en pingouin. Il affiche depuis ses débuts un attachement aux idées libertaires. Il n'a d'ailleurs jamais voté aux présidentielles ni participé à aucun meeting de soutien à Ségolène Royal au Zénith entre les deux tours en 2007. Ensuite, un mec qui apprécie Rilke, Rimbaud, Aragon et Baudelaire ne peut pas être foncièrement mauvais.

Et pourquoi cette chanson en particulier, me diras-tu, ami jeune et large d'épaules toi aussi? N'as-tu pas entendu l'ensorcelant appel? Tu es jeune, tu es fou, tu te ris de la vie et des convenances... Que te dit Lavilliers? "Apprends donc à te coucher tout nu, fous en l'air tes pantoufles, renverse tes chaises, mange debout, assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe. Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors, sors, marche, crève, baise, aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme. Lâche ces notions, si ce sont des notions. Rien ne vaut la peine de rien. Il n'y a plus rien (merci Léo). Juste nous, et nous sommes jeunes et larges d'épaules, joyeux, insolents et drôles, attendant que la mort nous frôle. On the road again, again."




PS: Le clip est quand même à regarder aussi... La eighties touch est indéniable. On voit la tronche de Nanard, Nanard qui marche au milieu d'une foule (d'opprimés probablement), la tronche de Nanard qui tourne, Nanard à la mer (enfin, à l'océan, il aime pas les mers de pédés Lavilliers), plusieurs tronches de Nanard en même temps, Nanard au milieu d'un champ de graminées (symboles de la mauvaise herbe que représente Nanard), la tronche horizontale de Nanard qui tourne longitudinalement (vers 1'35"! le meilleur moment! je m'en remettrai jamais!) , Nanard qui marche dans la brume (symbole du mystère que représente ce mec), la tronche de Nanard en gros plan...

# Posté le lundi 30 mars 2009 12:50

Modifié le mardi 28 avril 2009 09:45

L'épineux cas Nicolas H.

L'épineux cas Nicolas H.
L'épineux cas Nicolas H.


Présentation:

L'équipe de votre blog favori a confié récemment à son expert psychiatrique la lourde tâche de se pencher sur le cas difficile de l'autre membre de ce qu'il est désormais coutume d'appeler "le gang du quartier de l'hôpital". Tout aussi dangereux que la sombre brute précédemment étudiée sous vos yeux ébahis, il convenait de tenir informés nos nombreux lecteurs des risques qu'ils encourent...

L'analyse du Professor Thomas Glaciert von Sophistiken:

Ach so Damen und Herren...

Tout d'abord, il semble nécessaire de s'attarder un moment sur le patronyme de notre sujet du jour... Sa musicalité, sa consonance font immédiatement se lever notre oreille: cet individu a des origines alsaciennes... Nous aurions pu nous arrêter là, mais de nombreux autres détails auraient depuis longtemps dû nous mettre la puce à l'oreille: son séjour d'un an en Allemagne, son attirance non dissimulée pour la culture germanique, sa musique en particulier (Bach, Brahms, Wagner et bien d'autres...)... Tout est clair à présent: notre homme est bel et bien un ancien collaborateur, il a couché avec l'occupant pendant la guerre, et il a aujourd'hui bien du mal à dissimuler ses penchants pour le IIIè Reich.

Il suffit d'ailleurs de regarder un court instant sa coiffure, qui n'est pas sans évoquer le lourd casque de la Wehrmacht: si ses cheveux ont poussé aussi drus, c'est forcément suite aux tontes méthodiques pratiquées à juste titre sur les odieux individus de sa sinistre espèce à la Libération. En effet, tous les coiffeurs vous le diront, raser le crâne est excellent pour le cuir chevelu et la repousse des cheveux.

A présent, il nous semble opportun de nous attacher quelques instants à l'appartenance de notre sujet d'étude du jour à la peu reluisante confrérie des perchistes. Il n'est nul besoin de rappeler qu'il faut être un sacré pervers sexuel à tendances exhibitionnistes ou une amoureuse secrète de Yann pour oser sortir sa grosse perche sur un stade, devant tout le monde. De plus, les membres de cette corporation sont le plus souvent de grosses chochottes et Nico ne fait pas exception à cette règle: périostites, épaule déboîtée, fracture de la perche... Tout ceci traduit certainement un besoin fort de se faire remarquer... mais de qui?

L'hypothèse la plus vraisemblable est celle de l'un de nos plus éminents spécialistes de la chose amoureuse, à savoir Fabien "Pue-des-doigts" Vanderstraeten: "Ouais Nico il est à fond sur Laure, la preuve l'autre soir ils sont allés par un autre chemin que nous en sortant de la pizzeria, et Nico il nous a jeté un petit regard en partant." Les preuves sont accablantes (selon Fabien): Nicolas a bien du mal à réfréner son amour pour cette volubile lanceuse de disque. Ils vont même jusqu'à arborer une coupe de cheveux quasiment identique (rien que pour le plaisir). Tout est dit.

Mais nous n'en avons pas fini avec ce dangereux désaxé. A en croire les rumeurs provenant du groupe 4/4H du BOUC (pas de noms - signalons simplement qu'il s'agit d'un garçon dont le prénom commence par un F. et qui pue des doigts, et d'une fille qui aime prendre des photos d'elle couchée devant des haies), notre sujet d'aujourd'hui écouterait "de la pauv'musique de merde, le genre classique", à tel point qu'ils "préfèreraient encore mieux aller en compet dans la voiture de Thomas". Nous avons nous-même dégotté au fond de sa boîte à gants un CD intitulé "Pizzaiolo forever".

Pizzaiolo (italien donc), rappelons d'ailleurs sa passion pour les mangas (japonais), mettons tout cela en relation avec ce sur quoi nous avons mis le doigt tout à l'heure (son amour pour la culture germanique), et la boucle est bouclée: les trois pays de l'Axe, la collaboration, les coucheries avec l'envahisseur, rasons-le et enfermons-le, la société et le quartier de l'hôpital n'en seront qu'assainis!

Guten Abend.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 19:45

Modifié le mercredi 04 mars 2009 20:15